Quelle est la blessure émotionnelle qui vous empêche d’être totalement vous-même?
Beaucoup ont déjà entendu parler du best-seller de Lise Bourbeau « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi » mais avez-vous réellement déjà pris le temps de les découvrir et d’identifier la ou les blessures qui sont les vôtres et que vous rejouez, inlassablement dans votre vie ?
Je vous propose ici de faire une synthèse de ce concept pour vous apporter quelques éclairages.
Pourquoi s’intéresser à ces blessures de l’âme ?
Parce qu’elles sont à mon sens le cœur de nos blocages et souffrances. J’accompagne parfois certaines personnes qui, malgré le « travail » effectué sur elles-mêmes depuis des années, revivent encore et toujours les mêmes schémas , comme si elles tournaient en rond dans leur « bordel intérieur ».
Comprendre et identifier nos blessures permet de les conscientiser, d’observer nos blocages avec un regard nouveau et surtout de mettre en place des stratégies pour les guérir… et transformer notre vie !
Elles constituent donc l’une des bases des accompagnements individuels que je propose car s’il y a un point commun à tous les êtres humains (hors peut-être Dalaï lama, Jésus Christ ou Bouddha 😉) c’est que nous avons TOUTES et TOUS des blessures !
Partons du principe que l’âme vient sur Terre pour vivre des expériences (parfois douloureuses mais pas que !), les accepter et ainsi apprendre à s’aimer davantage.
Tant que l’âme (sous-entendu, toute personne incarnée) rejette ses expériences, les méprise et les jugent, elle répétera les mêmes schémas. On entend par cela le fait d’attirer sans cesse des situations similaires (par exemple, je me sens toujours rejeté(e) par les groupes, je ne vis que des relations amoureuses toxiques, je suis toujours trahi(e) par mes proches, etc.…).
Accepter ces expériences et épreuves ne signifie pas les adorer ou être en accord avec elles mais accepter revient à en tirer des leçons, à apprendre de ces évènements et donc à monter son niveau de conscience.
Allez, avant de vous les présenter, je vous donne un tips, une astuce pour déjà entamer un chemin vers la guérison. Ça ne plaira pas à tout le monde et certains vont être piqués dans leur égo mais c’est le jeu !
PRENEZ VOS RESPONSABILITÉS !!! Alors ça veut dire quoi ? Et bien que 90% du temps dans notre vie, nous reportons la faute sur autrui.
« C’est la faute de mes parents si je suis comme ça », « c’est la faute de mon ex si je n’ai plus confiance en moi », « c’est la faute des autres s’ils me rejettent car ils ne comprennent pas qui je suis ». Et la plus répandue de toutes : « c’est la faute d’untel si je ne suis heureux (se) ».
Humm, est-ce que vous vous rendez compte du POUVOIR que l’on accorde aux autres en agissant ainsi ? On donne à un tiers, le pouvoir de faire de notre vie un RÊVE ou un ENFER. Ça vous semble juste ?
Prendre ses responsabilités c’est reconnaitre et intégrer l’idée que NOUS générons les situations que nous attirons et vivons !
Par exemple, l’âme choisit ses parents en fonction des blessures qu’elle a à régler. Nos parents (aussi durs et insupportables soient-ils parfois) sont « parfaits » dans notre plan d’incarnation. Ils « réveillent » nos blessures et nous « réveillons » les leurs, permettant ainsi à chacun d’avancer sur son propre chemin.
Je sais, c’est parfois difficile à croire ou à comprendre. Et croyez-moi, en tant qu’éducatrice spécialisée, j’ai côtoyé pendant des années la misère et l’horreur. J’ai accompagné des gamins qui vivaient des atrocités et il m’était difficile de croire qu’ils avaient pu choisir leur famille. Et pourtant…
Tout aujourd’hui me pousse à valider cette idée, à commencer par mon propre parcours.
Alors comment se créent ou se réveillent nos blessures ?
Un évènement extérieur va être perçu comme douloureux, voire traumatique. Il va générer une émotion forte que nous nions, combattons, bref que nous n’écoutons pas et qui va rester là, comme bloquée en nous. Cette émotion est à l’origine de notre blessure et nous allons, au fil des années, créer un masque pour nous protéger et moins souffrir.
Pour autant, notre blessure reste présente, comme une plaie ouverte qui, avec le temps et les situations de la vie va être salie, polluée. Parfois, une tierce personne vient « appuyer » sans le savoir sur cette plaie et nous pensons et ressentons alors « il/elle me fait mal » alors qu’en réalité c’est parce que nous ne nous occupons pas de cette plaie qu’elle est douloureuse.
S’occuper de ses plaies nécessite en premier lieu un nettoyage pour désinfecter les saletés qui se sont mises à l’intérieur (les paroles blessantes, les situations répétées, etc).
Ensuite vient le temps de la cicatrisation – qui peut être plus ou moins long d’une personne à l’autre – et qui consiste à conscientiser et à accepter le fait à l’origine de la plaie.
Bien sûr la cicatrice reste mais elle n’est plus douloureuse et nous voyons alors notre vie, nos comportements, nos habitudes changer.
Lorsqu’une blessure est guérie, notre réaction face aux situations à l’origine douloureuses ne sont plus les mêmes. Nous sommes apaisés et n’avons plus de raison d’attirer, par exemple, des relations toxiques.
Mais surtout, surtout, nous nous aimons et nous respectons davantage. Et ça, ça n’a pas de prix non ?
Afin d’illustrer tout ce qui précède, je vous donne un exemple :
Léo a 2 ans et sa mère doit subir une intervention chirurgicale tandis que son père est en déplacement professionnel. Elle est hospitalisée pendant 1 mois et confie Léo à ses grands-parents sans lui expliquer, elle ne pose aucun mot sur son absence prolongée. Léo se sent triste, seul et abandonné. Il a le sentiment de ne pas recevoir l’amour dont il aurait besoin et développe des carences affectives. Toute sa scolarité, il souffre lorsque ses copains d’école partent jouer avec d’autres enfants que lui. A 16 ans, il tombe fou amoureux d’une jolie Célia. Ensemble, ils vivent la fusion totale, sont inséparables, partagent les mêmes idées, projets et envies. Au bout de quelques mois, elle déménage et la distance amène une séparation. Crise abandonnique, Léo se sent seul au monde et a le sentiment qu’il ne se remettra jamais du manque qu’il ressent et de la solitude affective qu’il vit. Adulte, lorsqu’il rencontre des femmes qui s’attachent à lui, il les quitte, préférant les abandonner plutôt que d’être à nouveau abandonné. Léo déteste la solitude et lorsqu’il ne travaille pas, il est constamment avec du monde. Lorsqu’on lui dit NON, il se sent délaissé, abandonné et tombe dans la victimisation. En réglant sa blessure d’abandon en lien avec l’hospitalisation de sa mère (blessure qui était sûrement déjà là au niveau de l’âme), Léo s’offre toutes les chances de guérir et de voir disparaitre ses schémas… On lui souhaite d’ailleurs une HAPPY END !!!
Je vous propose pour les semaines à venir de vous faire découvrir chaque mercredi une nouvelle blessure de manière détaillé afin que vous puissiez identifier la/les vôtres 😉.
D’ici là, prenez le temps de réfléchir à ces questions :
Dans votre ressenti (émotionnel et corporel), quelle(s) blessure(s) réagissent le plus pour vous ?
Quels sont les schémas que vous répétez sans cesse? Dan quels domaines de votre vie ?
Quel est le point commun de tous ces schémas ? L’émotion qui les lient tous ?
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